Femme médecine et Gardienne de l’Eau:

Comprendre mon approche 

Ce qu’on appelle « Chamanisme », c’est quoi au juste ?

Le mot « chamanisme » est une construction occidentale née au 19ème siècle. L’anthropologie en a fait un terme universel pour regrouper des pratiques ancestrales présentes dans toutes les cultures du monde depuis des millénaires, mais il recouvre en réalité quelque chose de beaucoup plus ancien et de beaucoup plus simple : une façon de vivre en lien avec le vivant, avec la nature, avec ce qui nous dépasse, et une médecine traditionnelle présente dans toutes les cultures depuis des millénaires.

Ce n’est pas une religion. Ce n’est pas une croyance ésotérique réservée à quelques initiés. C’est ce que l’OMS elle-même définit comme la médecine traditionnelle : des pratiques, des connaissances et des approches de soin qui prennent en compte l’être humain dans sa globalité, corps, cœur, esprit et énergie.

Ce que la psychologie moderne appelle dissociation traumatique, les traditions anciennes l’appelaient perte d’âme. Ce que la thérapie nomme réintégration des parties dissociées, elles l’appelaient recouvrement d’âme. Ce que Clavier nomme fantôme familial ou loyauté inconsciente, les traditions ancestrales le travaillaient déjà sous la forme des ancêtres non apaisés. Ce sont les mêmes réalités. Deux langages pour une même connaissance. L’épigénétique confirme aujourd’hui scientifiquement ce que ces traditions portaient sans avoir les mots de la science pour le nommer.

Ce n’est pas de la magie. C’est une connaissance ancienne que la science commence à rejoindre

Femme médecine ou chamane : ce n’est pas la même chose

Aucun homme ou femme médecine des Amériques n’apprécie d’être appelé chamane. Et pour cause : ce ne sont pas les mêmes pratiques, ni la même façon de travailler.

La différence fondamentale tient à l’énergie.

La femme médecine se connecte à l’énergie de la Terre Mère. Elle y puise ce dont elle a besoin pour accompagner, sans jamais utiliser sa propre énergie vitale. Elle reste ancrée, présente, elle-même. Elle ne fusionne pas avec les esprits ou les alliés qui l’accompagnent. Elle reste le canal, pas le contenu.

Le chamane, lui, travaille avec l’énergie du Ciel et des esprits, qu’il fait passer à travers son propre corps. Cette façon de faire peut l’épuiser au fil du temps.

Ce que ça change concrètement pour toi en séance : je ne me vide pas, je ne disparais pas dans ce que je reçois. Je reste pleinement présente, ancrée, avec toi.

Ce n’est pas de la supériorité d’un chemin sur l’autre. C’est simplement une différence de nature et de façon de travailler.

Gardienne de l’Eau: un titre qu’on ne choisit pas

Dans certaines traditions ancestrales, notamment chez les peuples des Grands Lacs en Amérique du Nord, certaines femmes médecines étaient reconnues comme Gardiennes de l’Eau. Ce n’est pas un titre qu’on choisit. C’est un appel qu’on reçoit.

L’eau n’est pas seulement un élément. Elle est liée au vivant, au liquide amniotique, au sang, aux larmes, aux cycles, à la mémoire émotionnelle. Notre corps est composé majoritairement d’eau, et ce que nous portons, ce que nos ancêtres ont traversé sans pouvoir le dire, s’inscrit aussi dans cette eau qui nous constitue.

L’eau est un vecteur d’information, un espace de passage entre ce qui a été figé et ce qui demande à circuler à nouveau. Dans le corps de la femme, l’utérus est ce lieu de passage par excellence, là où la vie commence, là où les mémoires s’inscrivent aussi, les souffrances tues, les non-dits, ce qui a été vécu sans pouvoir être traversé, par toi ou par les femmes de ta lignée avant toi.

En tant que Gardienne de l’Eau, je reçois les informations qui circulent dans cet espace invisible, mais pas pour autant irréel. Je suis une intermédiaire, un canal entre ce qui est figé et ce qui demande à être vu. Je ramène au visible ce qui a besoin de l’être.

Les alliés

Dans la médecine traditionnelle, la femme médecine ne travaille jamais seule. Elle travaille avec des alliés, des présences qui l’accompagnent et lui permettent de percevoir et de recevoir au-delà de ce que le mental seul peut atteindre.

Certains alliés sont présents de façon permanente. D’autres apparaissent selon ce qui est nécessaire pour une personne ou une situation donnée.

Je porte la médecine de la louve. Cette énergie qui descend dans les profondeurs pour aller chercher ce qui est resté coincé, qui relie, qui met en mouvement. Elle est au cœur de la façon dont je travaille.

La chouette est aussi une présence constante dans mon travail, au point que j’ai choisi son nom pour ma marque d’oracles, « The Chouette Messagère ». Elle voit dans le noir ce que personne d’autre ne perçoit. Elle capte ce qui ne se dit pas encore, la dissonance entre ce que la tête raconte et ce que l’âme sait déjà.

Ces présences ne sont ni des animaux totems ni des animaux de pouvoir au sens populaire. Ce sont des archétypes vivants, des façons d’être et de percevoir qui constituent ma nature profonde et orientent mon travail.

Comment ça se traduit concrètement

Quand tu viens me consulter, tu arrives avec ce que tu vis. Une répétition, une douleur, un blocage, quelque chose que tu n’arrives pas à nommer mais qui est là depuis trop longtemps.

Je travaille à partir de ça. De toi. De ce que tu me dis et de ce que tu ne dis pas encore.

Je reçois les informations naturellement, dans le fil de la séance, sans ritual imposé, sans état de conscience particulier requis de ta part. Ce que je perçois, je te le transmets. On regarde ensemble ce qui demande à être vu.

Parfois ce qui se révèle appelle un soin spécifique. Mes alliés m’indiquent alors ce qui est juste pour toi, un recouvrement d’une part de toi qui s’est dissociée, un travail sur une mémoire particulièrement ancrée dans le corps. Ce soin se propose, jamais il ne s’impose. Tout est expliqué. Rien n’est fait sans ton accord.

Il n’y a pas de catalogue de soins prédéfinis. C’est toujours ce que tu portes, et ce qui se révèle dans notre échange, qui guide ce qui est juste pour toi.

Et toi, qu’est-ce qui demande à circuler à nouveau ?

Si tu as lu jusqu’ici, ce n’est probablement pas un hasard. Quelque chose a résonné en toi, même si tu ne saurais pas encore exactement le nommer.

Si tu sens que tu es prête à explorer ce qui demande à être mis en conscience, à aller chercher ce qui est à l’origine de ce que tu vis, alors je t’invite à réserver une consultation.

On part de toi. De ce que tu vis. De là où tu en es aujourd’hui.

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